Tout comme vous, sans doute, j'ai vu hier à la télé les images de ce saccage d'une sous-préfecture, devenue plus tard (dans les médias) une préfecture. Mon propos n'est pas de discuter sur le fond des images vues à la télé, quoiqu'il faut bien planter le décors.

Nous avons donc vu des ouvriers, l'un nochalament assis sur le coin d'un bureau, un autre au téléphone pendant que d'autres encore devisaient tranquillement dans la pièce ouverte sur un couloir. Nous les avons vus dégustant une boisson, dans tous les cas bien installés. Et c'est là que je souhaiterais vous amener à réfléchir ...

Vous avez déjà essayé vous d'entrer dans une préfecture ? Je peux vous dire que la préfecture de Nîmes qui est la mienne est située derrière des grilles cadenassées. Sur la droite une pièce, ou un poste, je ne sais comment vous dire je n'y suis pas entrée, mais en tout cas dans ce lieu il y a plein de forces de l'ordre. Derrière la grille, il y 2 policiers debouts qui montent la garde en permanence. Et quand, bonheur supprème, nous nous rendons à un rendez-vous avec le préfet où l'un de ses représentants le contrôle d'identité se fait au travers des grilles. Lorsque les identités sont vérifiée, d'autres policiers arrivent du poste de garde pour faire en sorte de ne maintenir qu'une petite entr'ouverture entre les grilles qu'ils décadenassent, il faut passer en biais pour pouvoir rentrer et il recadenassent aussitôt !

Pour ce qui est de la sous-préfecture, elle est derrière, dans le même paté de maison. Il n'y a pas les mêmes grilles, mais tout autant de policiers. Les entrées sont controlées toujours par des policiers.

Donc je me pose bien des questions parce que finalement quelle que soit la raison pour laquelle ils étaient dans ces locaux, leur colère était très largement prévisible. On aurait voulu favoriser l'épanchement de cette colère qu'on ne s'y serait pas pris autrement ...